Le communicateur personnel, dont aucun
membre de Starfleet ne songerait à se séparer, fut
conçu pour assurer les transmissions vocales d'une
planète vers un vaisseau, ainsi que pour aider les
opérateurs de la téléportation à capter les
sujets à téléporter. Les communicateurs actuels
permettent en outre de parler directement a l'ordinateur d'un vaisseau.
De l'Enterprise à l'Enterprise-D, les communicateurs ont fait
d'énormes progrès, comme la majeure partie de techniques
mises en oeuvre par Starfleet. Les nouveaux communicateurs, commodes et
polyvalents, peuvent apporter une aide précieuse aux adeptes des
voyages dans le temps: Data s'en rend compte lorsqu'il se retrouve
à San Francisco au XIXe siècle. Sans argent, il est
contraint de miser son communicateur lors d'une partie de poker. Mais,
en bon Data qu'il est, il ne risque pas de perdre!
Le boîtier protecteur du communicateur personnel du XXIVe
siècle, en forme d'insigne de Starfleet, est en duranium
enrobé d'un alliage d'or et d'argent. Sous cette enveloppe
simple et élégante, se trouvent une batterie et des
composants électroniques élaborés.
Le communicateur personnel moderne, de type multifonctionnel, se porte
sur l'uniforme des membres de l'équipage, du côté
gauche de la poitrine; il se prête à des usages multiples
et souvent étonnants. Sous un sobre et élégant
boîtier protecteur en duranium enrobé d'un alliage d'or et
d'argent, se cachent des composants informatiques complexes et une
cellule d'alimentation en Krellide de sarium.

Malgré
la complexité technique du communicateur, un simple tapotement
suffit à l'activer. Il émet alors une faible stridulation
électronique, pour confirmer qu'il est prêt à
l'emploi. Le communicateur établit la connexion dès que
le porteur a indiqué son nom et celui du destinataire; la voix
de ce dernier est transmise par le haut-parleur de l'appareil. La
communication s'interrompt sur commande vocale ou si l'appareil
détecte de lui-même la fin de la discussion. Il peut
cependant rester en état de veille, prêt à relayer
un nouveau dialogue sans tapotement préliminaire.
Les communicateurs personnels sont superflus à bord des
vaisseaux pourvus d'un système de communication interne, lequel
détecte les messages verbaux. Cela étant, le
communicateur fonctionne normalement à bord.
L'élément principal d'un communicateur est l'unité
émettreice-réceptrice subspatiale (UERS),
également employée par bien d'autres appareils de
Starfleet. Cette unité "transceptrice" (d'où son autre
appellation: UTS) transforme les paroles de l'utilisateur en
bouffée numérique captée par l'un des nombreux
transcepteurs de fréquences radio ondes courtes noyés
dans la coque du vaisseau. Ces transcepteurs assurent une coordination
avec le réseau de données optiques de bord (qui
contrôle les communications internes et subspatiales) et les
processeurs de communication de l'ordinateur principal, afin
d'établir un lien avec le lieu souhaité.
Les échanges entre communicateur et transcepteurs de
fréquences radio (TFR) permettent de localiser avec
précision le communicateur, le système de
téléportation est lié au système
transcepteur. Sans être le seul moyen de verrouiller une
téléportation, c'est de loin le plus commode.
Si on le connecte aux ordinateurs d'un vaisseau, le communicateur peut
aussi servir de traducteur universel: chaque membre d'équipage
peut alors communiquer dans n'importe quelle langue connue. S'il
dispose de suffisamment de données, le traducteur peut
également déchiffrer un pourcentage élevé
des nouveaux langages susceptibles d'être rencontrés.
L'émetteur-récepteur subspatial (ERS) crée un
faible champ subspatial. Il revient aux radiotranscepteurs à
courte portée de recevoir et d'émettre l'énergie
nécessaire aux communications à des distances comprises
entre 38 000 km et 60 000 km (un vaisseau qui se place en orbite autour
d'une planète le fait généralement à 40 000
km). Sans l'apport des transcepteurs radio du vaisseau, un
détachement en mission sur une planète verra la
portée du communicateur limitée à 500 km environ.
Les procédures de Starfleet exigent que toutes les
communications soient transmises sous forme codée. En
préalable à la transmission, l'unité d'encodage du
communicateur personnel applique les algorithmes décidés
(et modifiés de façon aléatoire) par Starfleet
Command pour toutes les communications de la flotte
fédérale à travers la galaxie.
Chaque communicateur est conçu de façon à ne
fonctionner que lorsqu'il est utilisé par la personne à
laquelle il a été attribué. Un dispositif de
contrôle intégré évite tout
détournement en analysant, avant d'exécuter les
instructions, les champs bioélectriques et les tracés
thermiques propres à chaque individu. Pour prévaloir sur
ce senseur dermique, il faut en posséder l'autorité et
avoir accès à un code de sécurité, celui-ci
est fréquemment changé, afin de prévenir un emploi
non autorisé, notamment une utilisation par des forces hostiles.
Le senseur dermique détecte en outre le tapotement de
l'utilisateur; il donne alors le signal d'activation à l'ERS.
Le communicateur est alimenté en énergie par une
minuscule batterie à cristal de Krellide de sarium, dont
l'autonomie est d'environ deux semaines. L'utilisateur est averti quand
le cristal doit être rechargé ou remplacé. Le mode
veille est fréquemment employé en expédition pour
économiser la batterie. Sans le soutien des radiotranscepteurs
de leur vaisseau, les membres d'un détachement doivent garder
présentes à l'esprit les limites de portée et
l'autonomie de leur communicateur. Si la densité et les champs
magnétiques d'une planète sont faibles, la portée
peut se trouver augmentée; à l'inverse, les champs
électromagnétiques risquent de gêner le bon
fonctionnement d'un communicateur. Mais ce sont que des
problèmes mineurs qui ne remettent pas en cause l'utilité
et la fiabilité d'un dispositif jugé des plus
précieux par Starfleet.