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Moteurs Warp


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Pour parler des moteurs WARP, il faut noter que « Warp » signifie « distorsion » en anglais, je préciserai « distorsion intense » ou plus simplement « tordre ».

Après plusieurs années de tests et développement des moteurs CDP, on a constaté que l'espace temps dit "einsteinien" (le nôtre) ne pouvait pas supporter une déformation arbitrairement grande. La précédente théorie (la relativité générale) voyait déjà apparaître des singularités aux points de concentration extrême de la matière (les trous noirs).

Des études ont montré qu'un moteur CDP pouvait créer une déformation de la trame de l'espace temps assez intense pour que cette déformation ne soit plus « tolérée » par notre espace temps.

Ceci fut appelé « treshold level » ou encore seuil de basculement.

N'oublions pas que le principe de la propulsion CDP (et a fortiori le WARP) et l'équivalence entre la distorsion espace temps et la vitesse. Il est intéressant de noter que lorsque l'effet de courbure produit par la CDP atteint le fameux « treshold level », c.-à-d. juste avant le saut dans le WARP CONTINUUM, la vitesse du vaisseau (qui est toujours dans notre espace temps) atteint 0.8*c (80% de la vitesse de la lumière).

Si l'on atteint le « treshold level », l'enveloppe (le CONTINUUM FIELD) créée par le moteur CDP serait littéralement projetée dans un continuum d'ordre supérieur, capable de supporter cette déformation (et où par conséquent la vitesse de la lumière ne serait plus une limite.)

Ce point est extrêmement important : l'entièreté du « continuum field » est projeté dans l'espace temps d'ordre supérieur, donc à l'intérieur de l'enveloppe (et a fortiori du vaisseau) toutes les lois de la physique de l'espace temps einsteinien persistent ! C'est essentiel.

A noter qu'il ne s'agit plus ici de notre espace temps, car quoi qu'on en dise, rien ne peut s'y déplacer plus vite que la lumière. Une fois de plus le respect de la science du 20ème siècle est parfait, ce qui prouve que Einstein à son époque ne s'était pas trompé.
La théorie de Cochrane respecte la précédente théorie ; elle fixe le saut en Warp bien avant « c » et la vitesse limite dans notre espace temps est toujours la vitesse de la lumière (dans le vide.)

Les vaisseaux doivent donc entrer dans un sur-espace (qui est appelé « Warp Continuum ») pour permettre les déplacements superlumineux, car même au 24ème siècle, on ne peut pas espérer quitter notre espace temps en accélérant linéairement jusqu'à 300000 Km/s puisqu'il est impossible d'atteindre cette vitesse. Inutile de s'évertuer à voir "ce qui se passerait si...", puisque cela est rigoureusement impossible.

Cône de lumière
Arrivés à ce point du texte, il me semble intéressant de parler des « cônes de lumière » et de ce qu'ils contiennent.

Un cône de lumière (de l'espace à 2 dimensions) est un cône que l'on se représente dans un repère où les coordonnées en X et Y sont l'espace (comme la longueur et la profondeur d'un cube) et la coordonnée en Z (la hauteur du cube) symbolise le Temps. Si l'on considère un éclair lumineux en un point Xo,Yo ; les rayons issus de ce point vont bien sûr s'étendre (à 300000 Km/S) dans un front d'onde sphérique.

N'oublions pas que pour simplifier, nous avons considéré un espace à 2 dimensions, et dans cet espace notre onde sphérique sera représentée par une succession de cercles concentriques, des sortes de "tranches de sphère" ayant un diamètre de plus en plus grand. Si on relie tous les cercles (les "tranches") on obtient un cône.

Toute chose matérielle (pesante) se déplace à l'intérieur d'un tel cône de lumière (de l'espace à 3 dimensions cette fois), que vous alliez à 150 Km/h ou à Mach 8, vous êtes (et serez toujours) dans un cône de lumière. La lumière elle-même forme les limites de ce cône (d'où son nom.)

Remarquez qu'un cône de lumière coupe l'Espace-Temps en DEUX parties ;

Là où nous sommes (aussi appelé domaine du genre Temps),
Et l'Ailleurs (aussi appelé domaine du genre Espace),

Je n'ai pas inventé ce terme obscur « d'AILLEURS », il est couramment utilisé à cet effet. « L'ailleurs » pourrait être parcouru par toute sortes de choses se déplaçant à des vitesses superlumineuses. Nous sommes obligés de considérer cet « ailleurs » ; ce n'est pas une invention.

Voir le Glossaire pour plus de détails théoriques sur les cônes de lumières.

Certains physiciens postulèrent dès le 20ème siècle l'existence de particules (appelées « Tachyons ») dont l'une des propriétés est de toujours voyager plus vite que la lumière. Elles sont donc confinées dans « l'Ailleurs ».

"Se-déplacer-plus-vite-que-la-lumière" signifie également voyager dans le temps ; "retourner dans le passé de notre espace-temps du point de vue de certains observateurs", pour être exact. Les physiciens prédirent donc que les Tachyons remontent le temps, ce qui posa des problèmes d'interprétation délicats, dits « paradoxes temporels ». Nous y reviendrons.

Propriétés du Warp Continuum
Cochrane visualisait dès le départ notre espace temps comme « flottant entre différents niveaux de réalité », cette vision ouvrit la voie aux déplacements de type WARP, c.-à-d. aux déplacements superlumineux. En effet, si l'on revenait au 20ème siècle, mathématiquement parlant, le Warp Continuum serait un « Ailleurs » puisque l'on s'y déplace plus vite que la lumière.

Dans ce WARP CONTINUUM, les différents problèmes inhérents à notre espace temps sont réglés, en particulier le moteur CDP (qui est alors appelé WARP ENGINE) peut continuer à tordre l'espace temps, s'il double le niveau « treshold », nous atteignons alors la vitesse de WARP2.

Un autre phénomène prévu par la théorie de Cochrane est que lors du saut en WARP, le vaisseau se déplacera dans le warp continuum à 1.31xC. Dans des circonstances normales, aucun vaisseau ne se déplace avec une vitesse comprise entre 0.8 et 1.3 x C : s'il est à moins de 0.8c il est dans notre espace temps, s'il dépasse 0.8c en étant propulsé par effet CDP : il est automatiquement projeté dans le WARP Continuum (car notre espace temps ne supporte plus la distorsion que le moteur CDP génère au delà de 0.8c.)

Le Warp Continuum dilate également « son temps », tout comme le nôtre. Le temps de l'équipage voyageant en vitesse Warp passe en moyenne à 64% de l'allure du temps de quelqu'un d'immobile. Les voyageurs vieillissent donc moins vite que d'autres personnes restées sur terre à les attendre.

Etant donné qu'un vaisseau du même type que l'Enterprise (galaxy class / constellation class) passe les ¾ de son temps en WARP, il fut décidé au 24ème siècle d'embarquer non seulement les membres d'équipage mais également toute leur famille à bord des vaisseaux, ceci dans le but d'éviter des problèmes familiaux qui furent légion à l'époque du tout premier Enterprise (le NCC-1701-A, milieu du 23ème siècle, commandé par James Tiberius Kirk.)

Indices WARP
Contrairement à une idée reçue, l'indice WARP ne se réfère pas directement à la vitesse, mais à l'énergie. Il existe hélas une multitude d'échelles "WARP" contradictoires.

Voici déjà deux définitions rigoureuses:

WARP1 est l'énergie nécessaire à passer dans le WARP Continuum,
WARP10 est une énergie infinie.

Le vaisseau Enterprise NCC-1701 fut le premier appareil à établir des records de vitesse en WARP (de l'ordre de WARP 5) grâce aux améliorations apportées par le chef ingénieur Montgommery Scott. Avant ces changements, au 23ème siècle, il existait un manque de puissance pour arriver à atteindre Warp5 : Warp5 fut longtemps connue sous le nom de "Warp barrier", soit le "mur du Warp".

Un indice Warp (par exemple Warp 9) peut être converti en vitesse mais différera suivant le type de propulseur WARP utilisé (1er ordre, 2d ordre...) Les formules pour la conversion d'indice WARP vers un multiple de "c" sont très complexes et seraient l'objet d'un cours entier. Sachez donc tout d'abord que l'on sous entend que tous les réacteurs WARP de StarFleet sont du 3ème ordre. Ils travaillent sur un "third order continuum field", champ de continuum du 3ème ordre.

Dès lors, une simplification communément admise est de dire que WARP1 = "c", et ensuite employer une formule empirique (parfois : l'indice Warp élevé au cube).
Voici une table "TNG" qui n'est qu'une approximation du 1er ordre, donc Warp10 = vitesse infinie dans cette table, ce qui n'est pas très rigoureux. De plus; tout ce qui est supérieur à Warp9 est entaché d'erreurs.

La colonne "vieux" correspond aux indices Warp utilisés au 23ème siècle, c.-à-d. à l'époque de pionniers tel le NCC-1701 original.

Warp
c
vieux
commentaires
1
1
1.0
2
10
2.2
3
39
3.4
4
102
4.7
5
214
6.0
6
392
7.3
Vitesse normale
7
656
8.7
8
1024
10.1
9
1516
11.5
Urgence
9.6
1909
12.4
9.9
3053
14.5
Maximum
9.91
3413
15.1
9.95
5094
17.2
9.99
7912
19.9
Borg et Q vont aussi vite

Warp10 est en tous points comparable à la limite de "c" dans notre espace temps. Et en particulier, rien ne dépasse la vitesse de Warp 10 dans le « Warp Continuum ».

Cette vitesse limite, Warp 10, peut être convertie en 131792.39 x C.

C'est aussi la vitesse des ondes employées pour les « Sub space radio communications », l'équivalent des ondes hertziennes du 20ème siècle, qui allaient (comme vous le savez) à la vitesse limite de leur contenant (l'espace temps einsteinien) donc à "c".

Note importante ; pour pouvoir parler de vitesse dans le Warp continuum, il faut qu'il y ait une géométrie spatiale et un temps. Pour cette raison, je sous-entend que l'on compare la distance parcourue entre le saut de départ et celui d'arrivée et ensuite diviser par le temps mesuré par des observateurs extérieurs.

Détonation chromatique
Lors du saut en Warp, il se produit un effet optique comparable au BOUM Supersonique, que l'on pourrait alors qualifier "d'éclair superlumineux". Celui-ci fut baptisé détonation chromatique car son principe n'est pas le même que celui du boum supersonique.
En effet, lorsque quelqu'un franchit le mur du Son (c.-a-d. lorsque l'on dépasse la vitesse du son dans l'air, soit 340m/s) les fronts d'ondes sonores se superposent pour créer un « gros bruit » appelé « boum » supersonique. On aurait donc seulement un « éclair superlumineux » si l'on franchissait (ou au moins égalisait) la vitesse de la lumière (car il faut permettre aux fronts d'onde lumineuse de se superposer, tout comme dans un BOUM Supersonique).

Or la détonation chromatique ne se produit pas à « c » mais à 0.8xC

Le bang superlumineux lui-même existe dans d'autres circonstances, et fut déjà observé au 20ème siècle, c'est ce qu'on appelle l'effet Cerenkov. Il est rendu possible car dans certains milieux liquides, la lumière ne se propage pas à la même vitesse que dans le vide (or c'est cette dernière valeur qui est la vraie limite). Alors, rien n'empêche des particules (des électrons) d'aller plus vite qu'elle ! On observe alors une onde de choc bleue.

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