L'Espace-Temps
La notion d'espace-temps fut introduite pour la première fois il
y a plus de 5 siècles (entre 1905 et 1907 pour être
précis), et ce de façon presque indépendante par
Albert Einstein et Henri Poincaré. Elle fut formalisée de
manière mathématique (vers 1907) par Hermann Minkowski.
L'espace-temps est avant toute chose une vue de l'esprit. Si vous
créez une carte reprenant tous les endroits où vous
étiez avant-hier, en notant votre longitude, votre latitude,
votre altitude et la date de la mesure, vous avez un ensemble de
coordonnées. Si vous voulez tracer ces coordonnées dans
un graphique, il vous faudrait 4 dimensions, car il y a quatre
variables.
De la même façon, l'espace-temps dans lequel nous vivons
possède quatre dimensions : 3 dimensions d'espace, et une
dimension de temps. (Personne ne peut se représenter un objet
à 4 dimensions, inutile d'essayer.)
Mais l'espace-temps a également des propriétés. En
particulier, toute masse (des "kilogrammes" donc) déforme
l'espace-temps. Plus la masse est élevée, plus la
déformation est grande. N'oublions pas que l'espace-temps
possède 4 dimensions et que c'est cette chose à 4
dimensions qui est courbée. Comme personne ne peut se
représenter quoique ce soit en 4 dimensions, et encore moins
courber quelque chose qui possède 4 dimensions, on choisit en
général un repère particulier ; 2 dimensions
d'espace + une dimension de temps, où l'effet d'une masse est
beaucoup plus clair.Dans un tel repère, la déformation
produite par une masse peut se représenter comme l'effet
qu'aurait une bille sur un mouchoir. L'espace-temps est dit
"courbé".
Cochrane et la théorie unifiée
Vers le milieu du 21ème siècle (vers 2040), un savant
(Zefram Cochrane) établi la théorie unifiée de la
gravitation, celle-là même que Einstein n'a pas su
terminer en son temps.
La théorie unifiant la gravité et la mécanique
quantique était le « saint Graal » de la science du
20ème siècle, l'effet de cette découverte tant
attendue fut immense, les prévisions que la nouvelle «
théorie de Cochrane » apportait permettaient de nouvelles
applications que l'homme n'avait jamais osé espérer.
Tout comme la relativité restreinte « supplantait »
la physique newtonienne, tout comme la relativité
générale « supplantait » la relativité
restreinte, la théorie unifiée de la gravitation «
supplante » toutes les théories précédentes.
Ceci ne veut pas dire que les théories précédentes
étaient fausses ou incomplètes, elles sont toutes
valables sous certaines conditions.
Par exemple, la physique newtonienne est d'application courante dans la
vie de tous les jours, par contre la relativité restreinte
s'applique aux vitesses très élevées, la
relativité générale aux endroits où
l'espace-temps est particulièrement courbé, et finalement
la Théorie Unifiée s'applique absolument partout,
même aux endroits où l'espace-temps est "infiniment"
courbé (les trous noirs...), ce qui n'était pas le cas de
la relativité générale, où des «
singularités » apparaissent aux endroits de très
fortes courbure.
Les trous noirs peuvent toujours se calculer à partir de
l'équation de la relativité générale : S =
c T. Mais comme cette équation se développe en 16
équations non linéaires aux dérivées
secondes à 16 inconnues, elle est insoluble. Le fait que le trou
noir soit une singularité n'est pas prouvé au
20ème siècle, même si c'était
l'hypothèse généralement admise. (Voir les travaux
de Sakharov et de J.P. Petit pour le contraire).
Sur le plan théorique, Cochrane introduisit des concepts
avancés selon lesquels l'interaction entre un objet physique et
la structure de l'espace-temps définit un champ
mathématique complexe appelé « Continuum Field
»(Champ de Continuum)
Ces concepts introduisirent à leur tour une nouvelle
façon de comprendre le mot « vitesse » en
démontrant d'infimes différences entre le champ de
continuum d'un objet au repos et celui du même objet en mouvement.
Ceci pouvait déjà s'établir avec la science
primitive du 20ème siècle, en effet l'influence
gravitationnelle d'un objet ne se propage pas à vitesse infinie,
mais à la vitesse de la lumière. Ainsi donc la
région de l'espace-temps située devant un objet en
mouvement n'est pas aussi déformée que si il y avait eu
un temps infini pour que son influence gravitationnelle
s'établisse. De la même façon, derrière
l'objet en mouvement, il y a un excès de déformation
dû au temps qu'il faut à l'espace-temps pour revenir
à son état antérieur.
Cela ressemble un peu à la génération d'une onde,
par exemple en faisant avancer un bâton dans l'eau. On peut aussi
voire poindre l'effet Doppler (qui se manifeste si l'objet qui bouge
émet un train d'ondes périodiques.) On devrait
effectivement pouvoir observer des effets Doppler dans les ondes
gravitationnelles. Le problème, c'est qu'au 20ème
siècle, personne n'était encore arrivé à
les observer, elles !
Ainsi donc, une des prévisions essentielles de la théorie
de Cochrane est que la déformation spatio-temporelle produite
par un objet en mouvement n'est pas exactement identique à celle
de ce même objet au repos. (Vue par un observateur
extérieur.)
Cette révélation peut paraître sans effet, que du contraire !
Moteurs CDP
Les moteurs CDP (Continuum Distorsion Propulsion) sont la
première application révolutionnaire de la théorie
de Cochrane. CDP, en français, peut être traduit par :
Propulsion par Distorsion de Continuum.
Cochrane étant en mesure de calculer très
précisément les différences de courbure entre un
espace-temps courbé par une masse immobile et la courbure
générée par cette même masse en mouvement,
une première conclusion évidente et que l'on pourrait
« émuler » le mouvement par une distorsion identique
de l'espace-temps entourant l'objet au repos.
Un Moteur CDP produit une déformation du contenu lui-même
(l'Espace-temps), pour permettre à un objet de se
déplacer. En effet, en déformant l'espace-temps en accord
avec la théorie de Cochrane, on recrée la forme de
courbure de cet objet s'il était en déplacement.
Donc, en déformant l'espace-temps de cette manière bien précise : on le déplace.
À noter que lorsqu'un objet est propulsé par un moteur
CDP, tout un morceau de l'espace (contenant le moteur CDP) se
déplace avec lui, non seulement le vaisseau mais aussi quelques
kilomètres cubes de matière environnante. En
général, on peut supposer que la partie d'espace
déplacée est une sphère, ceci ayant pour effet de
simplifier sensiblement les distorsions à générer.
Les moteurs CDP (par déformation de Continuum) ont
révolutionné les déplacements de l'homme : car non
seulement une telle technologie est très sûre, mais en
plus elle permet des vitesses bien plus élevées que les
moteurs Impulse, ou que n'importe quel autre "moteur" conventionnel.
En effet, l'aspect magique de la CDP est que les passagers d'un
vaisseau propulsé par CDP n'ont plus à subir d'effets
d'accélération nocifs dus à l'inertie (tels les
« g » bien connu des aviateurs du 20ème
siècle) puisque l'accélération englobe la personne
elle-même ! (Il n'y a donc plus de problèmes d'inertie.)
Il faut maintenir la structure de l'espace-temps autour du vaisseau,
telle qu'elle était avant le déplacement (or, elle est
liée à la configuration des masses autour). Et à
l'arrivée, quand on « raccroche », il faut que les
lignes d'univers emmenées avec soi se raccordent avec celles
où on débarque. Sinon, on subirait toutes les forces
d'inertie liées à la différence en même
temps.
Etant donné que toute une partie de l'espace-temps bouge, il n'y
a plus non plus d'effets de frottement sur la coque de l'appareil,
ceux-ci se ramènent à des frottements entre le vide
spatial et les bords du champ de continuum qui englobe le vaisseau, des
frottements comparables à ceux que la planète terre
endure tous les jours en tournant autour du soleil.
La coque extérieure peut dès lors être plus mince
et contenir des soutes ou des ouvertures quelconques sans risque
d'érosion excessive.
De toute façon, la plupart des vaisseaux disposent en plus de
"boucliers", qui sont eux aussi des sortes d'enveloppes
sphériques autour du vaisseau : une fois de plus par soucis de
simplicité des champs de force à générer.